--- My artwork can appear inconsistent, unstable, liable to change direction without warning. I am not especially concerned with questions of abstraction, representation or stylistic matters in general. What most attracts me and finds its way into my work are oppositions, differences, conflict, and mobility -- the conditions that signify life as it is lived now, in our times. My means for addressing these issues are the simplest ones: light and dark, water and oil, color and black. In making my work, I seek to put a "pause" on life, to re-examine it and rework it with the material tools available to me. That this is an impossible task is self-evident, but the effort must be made. In this way, through my work, I am seeking to prepare myself for the inevitability of my eventual -- our eventual -- "non being". Pause, resume, end, reset.
Some people say that my work is contemplative. I would rather think that I am observing reality, and keeping myself aware of our space-time.
Catching the light from a window or freezing some junk mail on my canvas allows me to materialize that time in my own space.
Thanks to the Internet, we have access to vast amounts of space in real and virtual time. Looking at the conflicting forces and ideas that lie at the foundation of our society, I feel comfortable in this infinitude, and I find some peace in playing with the images it provides us. My work is a kind of "pace maker" and helps my heart to beat normally, in rhythm with our reality.
--- Mon œuvre peut sembler inconsistante, instable, prête à changer de direction sans prévenir. Je ne suis pas spécialement concernée par des questions d’abstraction, de figuration, par des questions de style en général. Ce qui m’intéresse le plus, et cela se retrouve dans mon travail, ce sont les oppositions, les différences, les conflits et la mobilité – les conditions qui signifient la vie telle qu’elle est vécue actuellement à notre époque.
Les moyens que j’utilise pour présenter ces thèmes sont les plus simples : lumière et ombre, eau et huile, couleur et noir. En peignant, je cherche à mettre la vie sur « pause », à l’examiner à nouveau et à la retravailler avec du matériel à ma disposition. Que ce soit une tâche impossible est évident en soi mais ça vaut la peine d’essayer. De cette manière à travers mon œuvre, je cherche à me préparer à l’inévitabilité de mon éventuel – notre éventuel – « non-être ». Pause, redémarrer, fin, retour.
J’entends souvent dire que mon travail est contemplatif. Je penserais plutôt que j’observe la réalité et que je suis consciente de notre espace-temps.
Saisir la lumière d’une fenêtre ou geler du « courrier indésirable » sur ma toile, me permet de matérialiser ce temps dans mon propre espace.
Grâce à l’Internet, nous avons accès à de vastes espaces en temps réel et virtuel. Lorsque je regarde les forces et idées conflictuelles qui sont la base de notre société, je me sens bien dans l’infini et j’y éprouve une certaine paix en jouant avec les images qu’il nous procure. Mon travail est une sorte de « pace maker » et aide mon cœur à battre normalement au rythme de notre réalité.